Le blog de François, Franz & Francisco

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vendredi 30 mai 2008

C'est une maison bleue... (2)

Et le voici donc, ce fameux Golden Gate!

Je m'attarde un peu, c'est quand même un des ponts les plus célèbres au monde!

Enfin bon, ça reste juste un pont finallement...

J'arrive au pont assez tard malheureusement et c'est déjà l'heure de rentrer. Le problème, c'est que je suis à l'autre bout de la ville. Il y a deux ou trois arrêts de bus différents, j'ai donc une bonne chance de tomber sur un qui va au centre ville. Dans ces cas-là, la meilleure stratégie, c'est encore de se mettre là où il y a le plus de gens qui attendent. Bah! Un peu de conformisme de temps en temps... Le bus est tellement bondé que j'arrive à peine à entrer. Les chauffeurs n'ont pas de monnaie aux États-Unis (enfin du moins à San Francisco): Il y a une machine qui avale vos billets et vous imprime un billet. Mais l'appareil ne rend pas la monnaie. Devant mon regard interrogateur (on fait comment quand on n'a pas la monnaie?), le chauffeur me fais signe de passer sans payer. Sympa... Je traverse toute la ville d'Ouest en Est. J'ai un changement et le deuxième chauffeur est nettement moins sympathique. Je lui demande si l'appareil à billets me rendra la monnaie, il me dit que oui... Bon finallement au total, j'aurai payé les deux billets... Je me console en prenant l'hôtel de ville en photo à travers la vitre du bus.

Ben oui, quand on est un monument dans la même ville que le Golden Gate, faut en faire un minimum si on veut se faire remarquer... Les époques et les styles architecturaux se mêlent d'ailleurs dans les rues, avec tout de même un certain goût pour l'architecture classique. Ça, c'est la "Légion d'honneur", en français dans le texte.

Si comme moi vous vous attendez à y rencontrer des portraits de grands hommes, vous vous trompez: c'est un musée d'art! Pourquoi alors ce nom? Tout simplement parce que c'est la copie conforme du musée de la Légion d'honneur à Paris! Jusqu'à l'inscription dorée en français sur le fronton...

Un autre aspect qui rend San Francisco si agréable au visiteur -et probablement à l'habitant- ce son ses parcs. Immenses, tant en superficie que dans les essences variées qu'ils contiennent et dans l'âge de certains arbres. Évidemment, ça marque d'autant plus quand on habite dans un désert où les seuls "arbres" sont les agaves et les cactus...

(Vous avez vu qui se cache au fond?)

Enfin, un dernier symbole de San Francisco : les voitures-câble. Ce système a été inventé à San Francisco pour faciliter le transport dans les rues pentues et éviter les accidents de chevaux. Avant le tremblement de terre de 1906 qui a dévasté la ville, de nombreuses compagnies opéraient un réseau assez dense. Aujourd'hui, deux lignes de voitures-câble ont été restaurées et font la joie des touristes (mais pas la mienne malheureusement, il y avait trop de queue et je suis très impatient).

Cette image devrait rappeler des souvenirs à ceux qui ont déjà joué à "Autour du monde"...

Le principe de fonctionnement est assez simple : un câble infini est déplacé par de grandes roues motorisées. Ce câble passe sous la rue. La voiture câble est équipée d'une grosse pince qui va lui permettre d'accrocher le câble plus ou moins fort. Plus le chauffeur sert la pince, plus la voiture ira vite. À l'inverse, lâcher le câble permettra de décélérer. Bien sûr, il y a tout de même de vrais freins, pour les descentes... J'ose pas imaginer le travail de calculer l'emplacement de chaque poulie pour que le câble passe bien et puisse être accroché à n'importe quel point du trajet par la voiture câble... Voici une vue de la centrale où les câbles sont tractés. Les moteurs doivent tout de même avoir une sacrée puissance...

Et on en arrive enfin au point culminant et final de ce voyage par photos interposées. Parce que quand on est Français, San Francisco n'est plus la même depuis une certaine maison bleue... Alors, tout d'abord mettez la musique : San Francisco, Maxime le Forestier

Et la voilà, la fameuse maison bleue!...

J'avoue que je m'attendais à quelque chose de plus "champêtre". Pour moi, la maison bleue était seule en haut de la colline et n'était accessible que par un chemin tortueux... Encore un mythe qui s'envole... Encore que justement elle se trouve dans la "crookedest street", la "rue la plus tortueuse". Tout simplement parce que la rue, au lieu d'être bien droite comme ses sœurs fait des va et vient comme un skieurs prudent ou un chanteur ivre. Pourquoi? La réponse est probablement "Pourquoi pas..." Ou plus prosaïquement "pour attirer les touristes..." Mais cela a-t-il de l'importance?

Et ainsi s'achève ce premier voyage en Californie. Des quelques villes américaines que je connais, San Francisco est sans nul doute celle qui m'a le plus plu...

Saviez-vous que je suis célèbre? Enfin pas encore tout à fait, mais presque ;o) Il existe sur internet un journal des Français expatriés au Mexique, qui donne en français des nouvelles de la France, du Mexique et du monde entier. Et qui fait aussi des articles sur des sujets variés comme par exemple les blogs sur le Mexique. Allez vite y faire un tour! Le Grand Journal

samedi 26 avril 2008

C'est une maison bleue...

Et voilà, la fois d'avant je râlais parce que vous n'aviez pas mis de commentaires, et cette fois-ci, alors que j'ai plein de commentaires, c'est moi qui aie faillit et cela fait un mois que je n'ai pas écrit... Il y a pour cela bien sûr une bonne raison, dont je vous parlerai sans doute plus tard. Je vous présente mes excuses les plus plates... Il y a un proverbe irlandais qui dit "Y penser tout le temps ne va pas labourer le champ!" Je crois que je devrais le mettre en titre de ce blog...

Bien, cette fois-ci, je vous propose de vous emmener aux État-Unis, au bord de la mer, dans une des ses villes les plus fameuses : San Francisco!

Cette ville est sur ma liste de visites depuis que je suis à Juárez et c'est finalement à Pâques, profitant de 4 jours libres de suite, que j'ai fait le voyage. J'ai de plus bénéficié de l'accueil chaleureux d'un oncle et de sa famille habitant dans la toute proche Silicon Valley, c'était donc royal! Merci à eux!

Mais revenons-en à ce voyage. Je suis donc arrivé vendredi en début d'après-midi à l'un des 3 aéroports internationaux de San Francisco. Il y a un métro qui vous amène directement au centre ville, un peu plus cher que le RER parisien, mais ça reste à peu près raisonnable. En sortant de la bouche de métro, on a droit au même spectacle qu'offrent toutes les villes américaines (enfin, c'est pas que j'en connaisse beaucoup non plus...) : même en plein jour, on est toujours à l'ombre car entouré de ces impressionnants gratte-ciel d'une cinquantaine d'étages. J'ai d'ailleurs fait un test avec une photo que j'ai prise de Dallas : toutes les personnes interrogées ont proposé une ville différente, sans jamais trouver la bonne...

J'avais trouvé un plan de la ville et quelques propositions d'itinéraire sur internet et je me suis donc dirigé vers le premier bâtiment à voir et comme il se doit, c'est une tour. Chaque ville américaine se doit d'avoir une tour un peu différente qui va donner son style au centre ville (et permettre de l'identifier par l'œil averti sur les cartes postales). À Dallas, c'est une tour avec une boule au sommet, à San Francisco, c'est une pyramides :

Mais San Francisco n'a pas vraiment besoin de personnaliser son centre-ville, d'ailleurs assez restreint par rapport à d'autres villes. La ville a de nombreux autres attraits. Historiquement parlant, la ville a toujours été une terre d'immigration. Sa position sur la côte Pacifique en a fait la première étape de l'immigration chinoise, très forte au XIXème siècle. Les Chinois étaient tellement nombreux qu'ils ont créé leur propre quartier : Chinatown. Il paraît que c'est l'un des plus beau des USA, je ne peux pas juger, c'est le premier que je vois. Mais c'est agréable de sortir des gratte-ciel et de retrouver des maisons plus à taille humaine...

Les boutiques regorgent de produits "made in China". Pas que ça change des boutiques normales, mais là ce sont des produits qui non seulement sont fabriqués en Chine, mais qui aussi ont l'air chinois... Des vêtements aux meubles, en passant par les bijoux et les livres philosophiques, on trouve réellement de tout. Et puis bien sûr aussi des restaurant chinois, même si le menu n'est pas toujours très clair... À part le prix peut-être.

Bon, y'avait aussi un menu en anglais sur papier...

Après m'être chinoisement restauré, j'ai dirigé mes pas vers la tour du télégraphe, utilisée autrefois comme son nom l'indique pour communiquer à distance. La tour est située sur une colline et même si elle n'a plus sa fonction première, c'est devenu une grande attraction touristique car elle offre une joile vue à 360 degrés sur la ville.

C'est de là que j'ai aperçu pour pour la première fois les deux stars de la ville : le pont du Golden Gate,

et la prison d'Alcatraz :

Alcatraz n'est plus une prison depuis plus de 40 ans, après seulement 30 ans de service, mais sa légende a été formée par Hollywood qui lui a consacré de nombreux films relatant ses tentatives d'évasion. C'est aujourd'hui un site historique national que l'on peut visiter. J'aurai bien aimé moi aussi, mais quand je me suis présenté au guichet pour acheter mon billet, on m'a averti que tous les voyages étaient complets pour une semaine... Ce sera pour une autre fois!

L'un des charmes de San Francisco, c'est que la ville n'est pas plate. Elle est construite sur un terrain très vallonné, présentant même parfois des falaises en pleine ville. De la tour du télégraphe, on descend directement sur la mer où certains docks on été reconvertis en centre commerciaux et touristiques assez agréables il faut le reconnaître et plein de monde. Une colonie d'otarie y a même élu domicile:

La côte ensuite jusqu'au Golden Gate est très bien aménagée avec une alternance de parcs et de plages. Il y a même une zone protégée montrant les dunes telles qu'elles étaient avant l'arrivée des premiers colons espagnols. J'ai ici dû faire face à un sérieux dilemme : est-ce que je loue un vélo pour faire toute la côte ou est-ce que j'y vais à pied? Le vélo est certainement très agréable, mais j'ai finalement choisi la marche à pied, sur le principe que je n'avais pas envie de revenir ensuite par le même chemin pour rendre le vélo. J'ai donc marché marché, beaucoup marché, mais ça en valait la peine. Le temps était magnifique mais le vent très fort, et de nombreux cerfs-volants étaient de sortie. Au fur et à mesure de la marche, le Golden Gate se rapprochait, en même temps que le centre ville s'éloignait :


(à suivre...)

mercredi 12 mars 2008

Bendita la luz

Snif... Pas un seul commentaire sur les dunes de Samalayunca... C'est la première fois que vous me faîtes ce coup-là...

Du coup, aujourd'hui, pas de photo! Mais bon, je vais pas vous laisser seul non plus, vous inquiétez pas.
Pour changer, je vous propose de vous faire écouter un peu de musique mexicaine. Nous sommes en effet allés avant-hier à un concert avec Claudia mais il est fort probable que vous ne connaissiez pas le groupe en question : Maná. Pourtant ils font des concerts dans le monde entier et ils étaient à Paris il y a deux mois... Maná, c'est un peu l'équivalent de Goldman pour la France (enfin, ils ne chantent "que" depuis 20 ans...). Il faut reconnaître aussi qu'avant de venir à Juárez, j'aurais bien été en mal de citer un seul artiste mexicain (allez, qui peut me citer un nom? À part Maná bien entendu!)

Le concert avait lieu à ciel ouvert (de la pluie, au mois de mars? Ah bon...) dans le stade de base-ball de la ville. Contrairement aux concerts européens, il n'y avait pas de contrôle des appareils photos si bien qu'on a pu filmer / photographier une grande partie du concert. Qualité déplorable, mais ça fait des souvenirs amusants, surtout quand l'image est totalement brouillée parce que le cinéaste en herbe saute comme un fou au rythme de la chanson...

Je ne vous mets donc pas de vidéo "maison", ça manque un peu d'intérêt, mais je vous propose de découvrir un clip de Maná histoire de voir comment ça sonne. Il vous suffit de faire un clic sur le titre :
Bendita la luz

En résumé, la chanson dit :
Bénie soit la lueur de ton regard
Bénis soient le lieu et le motif d'être venus ici
Bénis la coïncidence et l'horloge qui nous fit arriver à l'heure
Béni soit Dieu pour avoir fait se rencontrer nos chemins
et pour avoir débarrassé mon destin de cette solitude....

C'est une chanson relativement calme pour Maná qui est souvent est un peu plus "rock".

Allez, je vous en mets une autre, pour la route, parmi les plus anciennes. Elle a un petit goût "d'élucubrations" dans ses paroles :
Me vale
Peu m'importe ce que pensent les gens de moi
Si je me coiffe de cette manière-là
C'est que ça me plaît de l'avoir comme ça
Si j'écoute ce type de musique
C'est que c'est le genre qui me plaît
Ils critiquent tout ce qu'ils voient en moi
Racontent des histoires qui ne sont pas vraies
Avec qui je parle, avec qui je sors, avec qui je vais?
Quelle importance? C'est ma vie!

Parce que peu m'importe, peu m'importe peu m'importe
Si vous ne me comprenez pas, tant pis!
Parce que rien ne m'importe

À noter que c'est l'une des très rares chansons de Maná dont le thème central ne soit pas l'amour. L'amour est LE thème des chansons mexicaines en général. Et de préférence un amour impossible, ou parti, par sa faute ou pas, mais qui déchire le coeur. C'est le grand paradoxe des chansons mexicaine : des rythmes et des mélodies gaies et entraînantes mais qui donnent le cafard dès qu'on se penche sur les paroles...

Sur ce je m'éclipse discrètement en espérant que ce petit intermède musical vous aura plu.