Le blog de François, Franz & Francisco

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mercredi 15 avril 2009

Puebla, la Rome mexicaine?

Oui je sais, ça fait bien longtemps que je n'ai pas écrit. C'est mal. C'est très mal. Je n'ai même pas fini l'article sur Mazatlán. Je m'en excuse. Mais de toutes façons, c'est mon blog alors c'est moi qui décide ;op

Donc aujourd'hui je vous propose une nouvelle destination mexicaine: Puebla!

Puebla est très connue au Mexique mais pas tant que ça à l'extérieur, ce qui n'est pas mérité vu que c'est une très jolie ville. Et ce qui ne gâche rien, c'est un grand centre gastronomique. Les Mexicains disent qu'à Puebla il y a une église pour chaque jour de l'année. C'est un peu exagéré, mais on en recense environ 70 ce qui effectivement donne l'impression d'en voir une à tous les coins de rue. Rares sont les angles où l'on ne voit pas un clocher dépasser. On se croirait presque à Rome, le marbre en moins! D'accord Puebla n'a pas de Colisée au centre ville, mais on trouve dans sa banlieue la pyramide de Cholula, la plus grande pyramide faite par l'homme en termes de volume déplacé! Et puis Puebla est classée patrimoine culturelle de l'humanité par l'UNESCO alors c'est forcément beau...

Mais commençons par le centre et la cathédrale, comme il se doit pour toute ville mexicaine. Déjà, une surprise, la cathédrale n'est pas face à la place centrale, mais elle la borde par le côté. On en a une très belle vue depuis la terrasse de notre hôtel :

C'est la semaine Sainte et toutes les églises ont ces banderoles qui vont du sol au toit. Ont-elles une signification particulière? Je n'ai pas pu le déterminer... En tous cas, la décoration de la porte en feuille de palmier est magnifique :

À l'intérieur aussi, cette cathédrale est surprenante : Il y a très peu de place pour s'asseoir car la majeure partie de la nef est occupée par l'orgue qui n'est pas en hauteur, mais au sol, face au choeur! Pas très pratique en apparence, surtout pour une cathédrale...
Armé d'un plan de la ville, nous entamons notre visite. L'agencement des rues est typiquement colonial : elles se coupent toutes à angle droit et il n'y en a pas une pour faire une petite fantaisie de trajectoire. Les noms sont encore plus simples : à part les deux rues centrales (qui se croisent à la cathédrale), les autres rues s'appellent "rue Nord" ou "rue Est" assortie d'un numéro allant en augmentant au fur et à mesure qu'on s'éloigne du centre. Une "rue Nord" devient "rue Sud" avec le même numéro quand elle croise la rue centrale et de même une "rue Est" devient "rue Ouest". Je me plaignais de ne pas avoir une adresse très originale à Juárez, mais finalement ça pourrait être pire...

Marcher dans les rue de Puebla permet de découvrir rapidement la grande spécialité de la ville : la faïence. La plupart des ex-maisons riches en portent quantité sur leur façade. La faïence est souvent blanche et bleue, et elle fait des figures géométriques avec des briques rouges. Voici par exemple un extrait du mur de l'office du tourisme (ex collège fondé par un Français) :

Certaines façades sont même très chargées :

L'une des grandes occupations du touriste à Puebla, c'est flâner dans ses marchés aux puces et d'artisanat. La faïence y domine (principalement des assiettes et des plaques décoratives pour l'entrée de la maison) accompagnée des sucreries locales et des articles habituels de tourisme. Puebla est voisine de Oaxaca, Chiapas, Veracruz, Mexico... et mêle à ses propres spécialités tout un mélange mexicain unique.

Ce qui rend Puebla plus jolie aussi, c'est qu'il y a eu un réel effort pour cacher les câbles. La photo précédente résume assez bien ce que l'on voit généralement sur toute photo prise au Mexique. Mais à Puebla, en choisissant bien son angle, on arrive presque à les éviter...

La plupart des églises de Puebla sont du style colonial, avec deux tours très ouvragées et une coupole au-dessus du choeur.

On termine notre journée bien fatigués mais heureux de connaître une jolie ville de plus. Le chapitre gastronomie viendra à la fin de ce reportage. Et bien sûr, plus de jolies églises et beaux paysages dans le prochain chapitre (oui, je vais essayer de ne pas mettre 6 mois à l'écrire...)

jeudi 7 août 2008

Mazatlán, la perle du Pacifique

On a vu plus modeste comme devise, mais après tout, une devise, c'est fait pour démontrer au monde ce que vous valez. Donc Mazatlán est considérée comme la perle du Pacifique. Je n'ai pour ma part pas encore une connaissance suffisamment profonde de la côte Pacifique pour pouvoir juger...

Ce qui est certain, c'est que c'est l'une des principales stations balnéaires de la côte Pacifique du Mexique. Elle n'est cependant pas aussi internationale comme peuvent l'être Acapulco, Puerto Vallarta ou Los Cabos (je vous parle de ces villes comme si j'y avais été : il n'en est rien. Opinion a prendre donc pour ce qu'elle vaut, c'est à dire pas grand-chose...). Il y a surtout des Mexicains à Mazatlán et des vols directs depuis toute la république se posent sur son aéroport, même s'il existe aussi des vols directs depuis les États-Unis et le Canada.

Mazatlán a été fondée par les Espagnols, il n'y avait pas de ville indienne avant leur arrivée, mais le lieu était un terrain de chasse réputé pour l'abondance de son gibier et notamment de ses cerfs. C'est d'ailleurs ce qui a donné son nom à la ville : en Náhuatl, Mazatlán signifie "Terre des cerfs". Un nom prédestiné pour moi?... Il semble qu'un banquier espagnol ait flairé l'opportunité géographique de Mazatlán, située à l'entrée de la mer de Cortez, et rapidement un port s'est développé à la fin du 18ème siècle qui est devenu le plus important du Mexique sur cette côte. Aujourd'hui encore, la pêche est la principale ressource de la ville avec le tourisme. Les poissons et fruits de mer de Mazatlán sont réputés et se retrouvent tant dans les restaurants que dans les thons en conserve. Depuis quelques années s'est développé un nouveau type de pêche : la pêche sportive. Mazatlán allie ainsi ses deux atouts, la pêche et le tourisme.

En tant que port, la ville a comme les autres subit de nombreux assauts, bombardements, etc que ce soit de la part des pirates, des Anglais, des Américains ou même des Français qui occupèrent la ville de 1864 à 1866, dans leur stratégie de soutien à l'empereur Maximilien.


Vue de l'une des plages de Mazatlán

Qu'y a-t-il à faire à Mazatlán? Mis à part manger de délicieux fruits de mer et bronzer sur la plage (ce qui est déjà pas mal. Je vous ai déjà dit que j'aimais beaucoup les fruits de mer frais de mazatlán?), que peut-on faire? Il y a bien sûr comme dans toute ville touristique qui se respecte divers musées et un aquarium. Je n'ai visité aucun d'eux, je ne m'étendrai donc pas sur le sujet. L'aquarium est tout de même assez réputé. Réputé aussi est le carnaval de Mazatlán, paraît-il parmi les plus beau du monde. Là encore, cela fait partie de ma looooongue liste des lieux à visiter au Mexique...

La point de départ d'une visite de Mazatlán devrait être le centre ville. Les maisons coloniales aux murs pastels y encadre la cathédrale néogothique. Il y a plusieurs places agréablement ombragées de cocotiers et de lauriers. Le cocotier est l'arbre omniprésent à travers la ville et alentours. Bon, ok, sur toute la côte Pacifique en fait... Vous avez déjà goûté l'eau de cocos à la paille, directement de la noix? Rien à voir avec la noix de cocos sèche!


Cathédrale de Mazatlán

Après le centre ville, son marché animé et ses cafés, on peut aller se promener au phare de Crestería. Selon les sources, c'est entre le second et le cinquième plus haut phare naturel au monde. On y a bien sûr une très belle vue sur la ville et ses îles.


Le phare de Mazatlán

Au pied du phare, côté mer et à fleur d'eau se trouve une grotte semi-inondée où l'on enfermait les pires criminels. Le lieu était sans doute difficile à garder car les histoires d'évasion sont nombreuses...

à suivre...)

vendredi 30 mai 2008

C'est une maison bleue... (2)

Et le voici donc, ce fameux Golden Gate!

Je m'attarde un peu, c'est quand même un des ponts les plus célèbres au monde!

Enfin bon, ça reste juste un pont finallement...

J'arrive au pont assez tard malheureusement et c'est déjà l'heure de rentrer. Le problème, c'est que je suis à l'autre bout de la ville. Il y a deux ou trois arrêts de bus différents, j'ai donc une bonne chance de tomber sur un qui va au centre ville. Dans ces cas-là, la meilleure stratégie, c'est encore de se mettre là où il y a le plus de gens qui attendent. Bah! Un peu de conformisme de temps en temps... Le bus est tellement bondé que j'arrive à peine à entrer. Les chauffeurs n'ont pas de monnaie aux États-Unis (enfin du moins à San Francisco): Il y a une machine qui avale vos billets et vous imprime un billet. Mais l'appareil ne rend pas la monnaie. Devant mon regard interrogateur (on fait comment quand on n'a pas la monnaie?), le chauffeur me fais signe de passer sans payer. Sympa... Je traverse toute la ville d'Ouest en Est. J'ai un changement et le deuxième chauffeur est nettement moins sympathique. Je lui demande si l'appareil à billets me rendra la monnaie, il me dit que oui... Bon finallement au total, j'aurai payé les deux billets... Je me console en prenant l'hôtel de ville en photo à travers la vitre du bus.

Ben oui, quand on est un monument dans la même ville que le Golden Gate, faut en faire un minimum si on veut se faire remarquer... Les époques et les styles architecturaux se mêlent d'ailleurs dans les rues, avec tout de même un certain goût pour l'architecture classique. Ça, c'est la "Légion d'honneur", en français dans le texte.

Si comme moi vous vous attendez à y rencontrer des portraits de grands hommes, vous vous trompez: c'est un musée d'art! Pourquoi alors ce nom? Tout simplement parce que c'est la copie conforme du musée de la Légion d'honneur à Paris! Jusqu'à l'inscription dorée en français sur le fronton...

Un autre aspect qui rend San Francisco si agréable au visiteur -et probablement à l'habitant- ce son ses parcs. Immenses, tant en superficie que dans les essences variées qu'ils contiennent et dans l'âge de certains arbres. Évidemment, ça marque d'autant plus quand on habite dans un désert où les seuls "arbres" sont les agaves et les cactus...

(Vous avez vu qui se cache au fond?)

Enfin, un dernier symbole de San Francisco : les voitures-câble. Ce système a été inventé à San Francisco pour faciliter le transport dans les rues pentues et éviter les accidents de chevaux. Avant le tremblement de terre de 1906 qui a dévasté la ville, de nombreuses compagnies opéraient un réseau assez dense. Aujourd'hui, deux lignes de voitures-câble ont été restaurées et font la joie des touristes (mais pas la mienne malheureusement, il y avait trop de queue et je suis très impatient).

Cette image devrait rappeler des souvenirs à ceux qui ont déjà joué à "Autour du monde"...

Le principe de fonctionnement est assez simple : un câble infini est déplacé par de grandes roues motorisées. Ce câble passe sous la rue. La voiture câble est équipée d'une grosse pince qui va lui permettre d'accrocher le câble plus ou moins fort. Plus le chauffeur sert la pince, plus la voiture ira vite. À l'inverse, lâcher le câble permettra de décélérer. Bien sûr, il y a tout de même de vrais freins, pour les descentes... J'ose pas imaginer le travail de calculer l'emplacement de chaque poulie pour que le câble passe bien et puisse être accroché à n'importe quel point du trajet par la voiture câble... Voici une vue de la centrale où les câbles sont tractés. Les moteurs doivent tout de même avoir une sacrée puissance...

Et on en arrive enfin au point culminant et final de ce voyage par photos interposées. Parce que quand on est Français, San Francisco n'est plus la même depuis une certaine maison bleue... Alors, tout d'abord mettez la musique : San Francisco, Maxime le Forestier

Et la voilà, la fameuse maison bleue!...

J'avoue que je m'attendais à quelque chose de plus "champêtre". Pour moi, la maison bleue était seule en haut de la colline et n'était accessible que par un chemin tortueux... Encore un mythe qui s'envole... Encore que justement elle se trouve dans la "crookedest street", la "rue la plus tortueuse". Tout simplement parce que la rue, au lieu d'être bien droite comme ses sœurs fait des va et vient comme un skieurs prudent ou un chanteur ivre. Pourquoi? La réponse est probablement "Pourquoi pas..." Ou plus prosaïquement "pour attirer les touristes..." Mais cela a-t-il de l'importance?

Et ainsi s'achève ce premier voyage en Californie. Des quelques villes américaines que je connais, San Francisco est sans nul doute celle qui m'a le plus plu...

Saviez-vous que je suis célèbre? Enfin pas encore tout à fait, mais presque ;o) Il existe sur internet un journal des Français expatriés au Mexique, qui donne en français des nouvelles de la France, du Mexique et du monde entier. Et qui fait aussi des articles sur des sujets variés comme par exemple les blogs sur le Mexique. Allez vite y faire un tour! Le Grand Journal