Le blog de Klaux

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dimanche 17 février 2008

Police 2, le retour!

Je me propose de vous parler aujourd'hui de la police. Le titre porte un "2" parce que je vous ai déjà parlé de mes premiers déboires avec cette administration (suivre ce lien pour vous rafraîchir la mémoire)

Cette fois-ci je me suis fait arrêter le matin, en allant au travail. Il y a sur le trajet une grande pente où la vitesse est limitée à 60 km/h. Évidemment, rares sont ceux qui respectent la limite et j'avoue que je n'en fait pas partie non plus. Sauf que ce jour-là il y avait deux policiers en bas de la dite pente. Il arrêtaient les automobilistes à tour de bras (c'est à peine s'ils avaient à utiliser leur pistolet laser) et bien sûr j'étais dans le tas. Je m'arrête donc et je baisse la vitre.

Avant même de penser qu'il serait plus sûr de "ne pas savoir parler espagnol", j'avais déjà répondu au bonjour du policier. C'est malin! Bon, maintenant que j'ai commencé, il faut bien continuer... - "Bonjour monsieur, votre permis s'il vous plaît."

Je dois reconnaître que le policier a été très poli, voire aimable, du début à la fin. Je lui sors mon permis français (je n'ai toujours pas réussi à avoir un permis mexicain, même si c'est très facile en théorie). Il le tourne deux ou trois fois puis me le rends.
- "Vous êtes Français?"
- "Oui."
- "Comment vous appelez-vous?

Là je lui ressorts mon permis pour qu'il le lise lui-même. Par expérience, dire mon nom avec la prononciation française n'aide pas beaucoup.
Après une tentative de prononciation que j'approuve d'un hochement de la tête, il me rends mon permis.
- "Vous savez que vous roulez trop vite?"
- "Ah bon?" réponds-je avec toute l'innocence dont je suis capable.
- "Vous savez quelle est la limite ici?"

Je réfléchis un instant avant de proposer :
- "80 km/h?" Je dois quand même préciser qu'il s'agit d'une voie rapide à deux fois deux voies, ce qui crédibilise un peu ma réponse. Le policier n'est pas dupe et me demande:
- "Vous n'avez pas vu le panneau?"
- "Ah non, où est-il?"
- "Juste en haut de la pente. Il indique 60 km/h".
- "Ah..."
- "Et vous rouliez à 70 km/h. Ce n'est pas beaucoup plus, juste 10 km/h, mais vous comprenez, c'est dangereux, surtout quand la route est humide comme aujourd'hui."

De fait, la scène se passe le lendemain du jour de pluie mensuel.
- "Bon," continue-t-il, devant mon absence de réaction. "Je vais donc vous prendre votre plaque avant."

Rappel: pour vous obliger à payer, ici, les policiers vous prennent vos plaques d'immatriculation.
- "D'accord," réponds-je simplement.

La réponse n'a pas l'air de lui convenir.
- "Si je vous prends votre plaque, vous allez devoir payer une amende!" me précise-t-il.
- "Oui, je sais," réponds-je sans me démonter.

Il fait une courte pause avant de continuer :
- "Bon, écoutez, qu'est-ce que vous préférez : je vous prends votre plaque et vous payez une amende ou je ne la prends pas et vous n'avez pas d'amende?"

Voilà un choix plutôt surprenant pour un Européen. J'essaie d'analyser rapidement les risques de chaque option avant de répondre :
- "Euh... Je préfère que vous ne les preniez pas..."
- "Bon..." répond-il.

Un ange passe.
- "Vous pouvez y aller, mais soyez plus prudent la prochaine fois!" me fait-il d'air ton moralisateur.

Je ne me le fais pas dire deux fois et continue ma route.

Maintenant, pourquoi cette question surprenante du policier? Je pense que vous avez déjà compris... La réponse juste après cette image :

Cette statue, qui justement exprime magnifiquement la vitesse, se trouve juste avant le pont international Cordoba, l'un des trois principaux ponts reliant Juárez à El Paso et qui a la particularité d'être gratuit. Petit rappel qu'avant d'être terre industrielle, Juárez était terre de cow-boys où les chevaux étaient le principal moyen de locomotion et de travail des "rancheros".

Mais revenons à notre policier. Que voulait-il? Un pourboire bien sûr! La corruption du corps policier (et de bien d'autres administrations malheureusement) est très importante et certains cyniques disent même qu'on devient policier par appât du gain et pour faire de l'argent rapidement. Les amendes ne sont pas extrêmement élevées, mais dans un pays à bas salaire, toute économie est bonne à prendre. Et puis payer directement au policier permet d'éviter d'avoir à aller au commissariat et faire des heures de queue pour payer son amende. Pour moi l'entreprise propose un service de messager qui pour quelques Euros se charge de vos principales démarches administratives. D'où mon désintéressement et sa surprise lorsque le policier m'a menacé de prendre mes plaques. Pas question de participer à la corruption! Mais j'ai eu de la chance que le policier ne se ravise pas et prenne finalement ma plaque...

lundi 4 février 2008

Bonne Année 2008!

Bonjour!

Oui oui, je suis de retour!... L'une de mes bonnes résolution de 2008 est de faire revivre ce blog. On va bien voir combien de temps je tiens! Je ne vous promets pas d'écrire autant qu'avant, mais je vais essayer de venir tous les 15 jours dans un premier temps...

La raison de cette longue absence? Non ce n'est pas que converser avec vous m'ennuyait, loin de là, c'est plutôt que je me suis laissé rattrapper par le temps qui file qui file qui file et qui ne laisse pas toujours (pas souvent?) le temps de faire tout ce que l'on aimerait faire... Qu'est-ce qui a bien pu passer en priorité sur ce blog? La réponse est simple : comme l'ont déjà laissé entendre certains commentaires, je suis tombé amoureux -tout arrive- et je me suis d'un coup retrouvé sans avoir le temps d'écrire quelques mots sur mon blog... Je m'en excuse humblement...

Et pour accéder à la demande d'Hugues, voici une photo de l'heureuse (du moins je l'espère) demoiselle :

Profitez-en, parce que je suis assez avare en photos de personnes sur internet... (Je crois que je n'apparais que sur une seule photo jusqu'ici!)

Voilà tout va donc bien ici à Juárez.

C'était le premier message de la renaissance de ce blog. Espérons qu'il sera suivi de beaucoup d'autres, et dans moins de 6 mois!