Les éponges à mots

Avant de commencer, une petite astuce pour pouvoir commenter plus facilement : sur la partie droite du blog (ou tout en bas sur les plus petits écrans), il y a une nouvelle section appelée « Suivez mon blog! ». Vous avez là la possibilité de vous inscrire ou de vous connecter si vous l’êtes déjà. L’avantage, c’est que vous pourrez plus facilement laisser ensuite un commentaire et ce dernier sera publié immédiatement (sauf la première fois). En plus, vous pourrez choisir une jolie image à faire apparaître à côté de votre pseudo. Vous n’avez plus d’excuse pour ne pas me laisser un petit message!

Mais venons-en au sujet de cet article : on me demande souvent « Est-ce que les enfants parlent déjà Espagnol? » ou « Est-ce qu’ils parlent encore Français? ». C’est semble-t-il une véritable inquiétude (curiosité) pour tout le monde. Et bien la réponse est oui, deux fois. Ils sont très impressionnants il faut le reconnaître. En même temps, ce sont mes enfants 😎 Ils commencent même à comprendre que papa parle Français et maman parle Espagnol. L’autre jour, Chloé est venue me poser une question, en Français. Je lui ai répondu que je ne savais pas et qu’elle devrait demander à Maman. Elle est donc allé voir maman et lui a posé la même question… en Espagnol!

En fait c’est tout naturel pour eux.
L’Espagnol commence clairement à prendre le dessus, mais finalement le fait d’être 3 les aide à pratiquer : ils ne parlent pas Français qu’avec moi, ils parlent aussi Français entre eux et s’ils ne vont pas apprendre de nouveaux mots, au moins ils n’oublient pas ceux qu’ils connaissent.

Bon, les éponges à mots qu’ils sont vont aussi restituer les choses un peu dans le désordre : très souvent, une belle phrase en Français contient un mot en Espagnol et vice-versa. C’est normal, les choses se mettront en place avec le temps. En tous cas ça ne les perturbe pas qu’on leur parle dans une langue ou dans l’autre, ils comprennent tout de suite et répondent généralement dans la langue de la question.

Dans ce domaine aussi, on constate qu’à développement global identique, chacun a ses petites particularités. Par exemple Chloé racle ses ‘r’ même en Espagnol, elle a un accent presque aussi fort que son papa. D’ailleurs quand elle parle Français, elle a encore l’accent Occitan assez marqué (et sa couleur favorite étant le rose, ça se vérifie souvent…).
De toutes façons à cet âge-là, ils ne manquent pas d’invention pour se faire comprendre (et c’est souvent ce manque d’imagination qui nous pénalise quand on apprend une langue à l’âge adulte). Par exemple pour Antoine « casque pompier Ouah ouah » désigne la Pat’Patrouille dont il est fan. Je vous laisse l’image pour ceux qui ne connaissent pas. C’est bien décrit, non?

Et Frida sait bien faire des bêtises, mais seulement en Espagnol. Si elle a disparu depuis un moment et que vous vous doutez qu’il se trame quelque chose, vous pouvez demander « Qu’est-ce que tu fais Frida? » La réponse de l’intéressée sera généralement : « Vaguencias » (des bêtises). Au moins, elle est honnête…

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Bienvenue sur ce blog!

Bienvenue sur ce blog, 3ème du nom. Chaque fois que je déménage, je démarre un nouveau blog, plein d’ambitions et de motivation. Et jusqu’ici, ça a fait long feu au bout de quelques mois. On va tenter de s’inscrire un peu plus dans la durée cette fois-ci.

Commençons donc aujourd’hui par une explication qui nous tiendra lieu de présentation. Pourquoi ce blog s’appelle-t-il « le retour de Panchoa »? Le retour, vous l’aurez compris, c’est que je suis déjà venu. Où? À Ciudad Juárez, dans l’état de Chihuahua, au Mexique. Juárez est la 6ème ville du Mexique par rapport à la population. Elle est située sur la frontière avec les États-Unis et forme avec sa jumelle El Paso l’une des plus grandes aires urbaines internationales au monde.

Mais pourquoi ce nom étrange de Panchoa? C’est comme ça que l’on m’appelle ici. Il faut savoir que dans les pays hispanophones, entre amis, on s’appelle rarement par son prénom. On préfère utiliser des surnoms qui en général dépendent du prénom. Ainsi les Alberto deviennent des Beto, les Santiago deviennent des Tiago, les Javier deviennent des Chavi… Et les Francisco deviennent des Paco ou des Pancho. Au Mexique, et encore plus dans l’état de Chihuahua, Pancho est particulièrement apprécié, en mémoire au révolutionnaire Pancho Villa. Le ‘a’ final se veut un clin d’œil à la prononciation de François, prononciation assez déroutante pour un hispanophone.
Dans ce prénom, il n’y a que le ‘f’ initial qui se prononce de la même manière en Espagnol et en Français! Le ‘r’ se prononce différemment, c’est un fait assez connu. Le ‘an’ est une spécialité française, ce sont nos fameuses nasales, prononcées avec forces grimaces par ceux apprenant le Français. Le ‘ç’ n’existe pas en espagnol, encore une spécialité française. Arrive enfin le ‘oi’. Celui-là est l’une des raisons pour lesquelles les non francophones se plaignent que « le Français ne se lit pas comme il s’écrit ». Ben oui, pourquoi on dit ‘oa’ si on écrit ‘oi’? (Pour ceux que ça intéresse, la réponse est ici) Et pour finir en beauté, un ‘s’ final qui ne se prononce pas. Un Mexicain voyant mon nom écrit le prononcera naturellement « Flanekoïsse ». Allez savoir qu’on vous parle 🙂

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